Comment dessiner facilement un mecha !

Comment dessiner facilement un mecha !

L'artiste Scott Zenteno nous fait découvrir comment utiliser le montage photo pour concevoir un mecha ! Apprenez comment créer des designs réalistes en prêtant attention à des éléments tels que le centre d'équilibre et la lumière.

 

Introduction

Le processus de conception de mecha présenté dans cet article se concentre sur l’obtention d’un design éclatant et complété relativement rapidement. Grâce à la manipulation de photos en formes, un design peut rapidement atteindre un niveau de détail et de crédibilité comparable à celui d’un modèle 3D.

 

Extraction des morceaux

Pour me préparer, je prends des photos et recherche des images d’objets qui ont un côté clair et ombragé bien défini. Je sélectionne des pièces individuelles qui ont des formes solides. Le fait de déconstruire mon sujet m’aide également à comprendre comment il est assemblé. Habituellement, ce type d’appareil est composé d’un châssis interne qui contient toutes les pièces fonctionnelles et d’une surface externe qui protège le tout.

 

 

Création de pièces de base

Je manipule ensuite les côtés lumineux et sombres pour créer des pièces 3D de base telles que des cubes, des cylindres et des sphères. Chaque sujet peut être décomposé en formes de base, que ce soit un mecha, un humain, une voiture ou autre chose ! Ces pièces sont les blocs de construction à assembler pour créer votre mecha bipède. Selon les photos utilisées, cette étape peut s’avérer simple ou complexe. C’est pourquoi prendre des photos dont la lumière et les ombres sont bien distinctes lors de l’étape précédente est si important.

 

 

Expérimentation de formes

Une fois la préparation terminée, je commence à joindre et à faire tourner les pièces de bases, comme je le ferais avec des briques LEGO, pour les combiner et créer des formes plus complexes. Je crée quelques variations différentes de jambes que je pourrais intégrer à mon design de mecha. J’utilise le même ensemble de quatre pièces pour créer ces concepts. Je les écrase et les étire pour produire différentes combinaisons. Lors de la conception d’un mecha bipède, il est important d’équilibrer l’inclinaison des articulations. Vous pouvez opter pour un « pied » à base large ou équilibrer la jambe avec le « talon » de la conception, comme celle d’un vélociraptor.

 

 

Assemblage du mecha

J’assemble le reste du mecha à partir de ses jambes. De la même manière avec laquelle j’ai abordé la répartition du poids et du centre d’équilibre des jambes, je construis le reste du corps, en veillant à ne pas rendre le design trop asymétrique ou comportant un devant ou un derrière trop lourd pour être supporté. C’est pour cette raison que le vélociraptor a une queue longue : contrebalancer la portée de son cou et de sa tête vers l’avant. Avant même d’avoir peint un seul trait, le design présente déjà beaucoup de volume et de texture. Cette étape est le point marquant de ce processus, car elle permet de visualiser rapidement la conception sans avoir à peindre tous les détails. Maintenir une silhouette simple permet à l’œil du spectateur de voyager à l’intérieur du design.

 

 

Éclairage de base

Une fois que la base est en place, j’applique un coup d’éclairage rapide pour que les textures se mélangent et que mon design s’unifie. Lors de cette phase, j’essaie de faire disparaître cette allure « rapiécée » créée initialement par l’assemblage des photos. J’utilise les ombres pour corriger toutes les parties qui ne correspondent pas à mon jeu de lumière. Celles-ci adoucissent également certains détails et le bruit qui encombrent le design. Les couches de lumière font ressortir le volume des formes et clarifient comment la lumière se propage sur chacune des pièces de base. Alors que l’éclairage était implicite dans la phase précédente, il est désormais bien défini et décrit systématiquement le mecha.

 

 

Peinture de la base éclairée

La peinture peut maintenant commencer ! Lorsque je peins, mon objectif est d’affiner les formes et de les rendre spécifiques. Je pense à chaque bord, s’il doit être biseauté (une coupe plate à 45 degrés) ou arrondi et lisse lorsque la forme tourne. Grâce au jeu d’éclairage initial des pièces, je peux extraire les couleurs de ma base et les utiliser pour créer des variations de teintes subtiles. Je commence également à peindre des détails originaux qui ne sont pas du tout sur les photos originales. Pendant cette phase, je continue à peindre et commence à ajouter de la lumière chaude pour définir la température de l’éclairage.

 

 

Répartition de la lumière et de l’ombre

Après avoir peint les accents, j’applique une autre couche de lumière et d’ombre pour regrouper et agencer tous les nouveaux éléments. Cette fois, mon approche de l’ombre est portée sur l’occlusion ambiante (O.A.), qui regroupe les zones d’un objet qui ne sont pas touchées par la lumière. Pour ce qui est de la lumière, je la peins maintenant avec une couleur délavée au lieu d’un blanc neutre. Chaque source de lumière a une légère coloration. Pour ce mecha, j’ai opté pour une lumière jaune chaude pour faire ressortir la palette bleu vert que j’ai établie précédemment dans le processus de peinture. Vous pouvez voir que les formes du design se lisent toujours correctement même si l’ombre et la lumière sont les seuls éléments affichés. Les photos génèrent la texture, alors que la lumière et les pièces de base créent la forme.

 

 

Ajout de lumières

Pour représenter le mecha à son meilleur et toute l’étendue de ses fonctions, je veux le dessiner « activé ». C’est pourquoi je veux inclure des lumières sur le design pour démontrer qu’il est actuellement allumé et en marche. Je place mes lumières dans les zones sur lesquelles je veux attirer l’attention. Vous pouvez remarquer que les lumières qui garnissent le contour du cockpit sont plus grandes et homogènes que celles qui sont placées sur le reste de la conception. Je dessine de petites lumières autour des joints et des zones de détail pour rendre le mouvement du mecha plus facile à comprendre.

 

 

Polissage

À ce stade, mon objectif consiste uniquement à penser à la meilleure façon de vendre le design. Les outils que j’utilise me permettent d’ajouter une couche de brillance qui ajoute plus de luminosité, de saturation et de vibrance au rendu final. De plus, faire briller toutes les lumières ajoutées à l’étape précédente donne beaucoup de punch au design et l’impression que le mecha est en marche.

 

 

 

Touches finales

Pour terminer l’image, je déplace le poids du cockpit vers l’avant et incline la jambe située sur la droite du champ de vision du spectateur pour mieux contrebalancer la structure du mecha. La silhouette semblait pencher vers l’arrière et ne démontrait pas une répartition réaliste des poids. Je l’ai également inséré dans un environnement en peignant de la lumière frappant le sol et de l’ombre ambiante au sommet de la toile. Cette ombre crée un point de contraste plus élevé en haut de la conception, ce qui en fait le point focal. Enfin, je trace de l’ombre sur le sol pour unifier le mecha et l’espace dans lequel il se trouve. Pour créer cet effet, j’écrase la silhouette du dessin pour qu’elle corresponde à la position des pieds et brouille les bords pour démontrer la hauteur du mecha.

 

 

J’ai créé ce design complexe et crédible prêt à être modélisé avec des photos de pièces de tracteur ! Ce processus me donne la possibilité d’utiliser les mêmes pièces pour créer une série de mecha et de véhicules aux formes similaires ou de continuer à itérer et réorganiser les pièces de base créées pour réaliser de nouveaux designs aux silhouettes entièrement différentes.

 

 

Scott Zenteno travaille dans l’industrie de l’animation et des jeux vidéo en tant qu’artiste spécialisé dans la création d’environnements et de machinerie. Il aime travailler sur des projets inspirés par les anime japonais, en particulier ceux qui impliquent des robots.

Portfolio: https://scottzenteno.artstation.com/
Instagram: https://www.instagram.com/scottzenteno_art/
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